Voyage apostolique du pape en République tchèque (fin)
16-10-2009
Classé sous Actualités, Rome
A Brno
Une foule de près de 150.000 fidèles a accueilli Benoît XVI à son arrivée à l´aéroport de Brno, capitale de la Moravie qui compte le nombre de fidèles catholiques le plus élevé en République tchèque. Le pape a célébré la grand-messe à 10 h. sur un immense podium blanc surmonté d´une toile blanche, à proximité des pistes de l´aéroport. Ce fut « le plus grand rassemblement catholique jamais organisé en République tchèque » où le souverain pontife fut « impressionné par l´atmosphère de prière » et le « silence », selon le père Federico Lombardi, directeur du bureau de presse du Saint-Siège. A côté de la structure métallique, s´élevait une ancre blanche de 11 mètres de haut, symbole de l´espérance chrétienne.
S’adressant à ces fils et filles de la « terre bénie » où « la semence de l´Evangile » a été jetée il y a plus d´un millénaire, Benoît XVI leur a lancé une invitation à témoigner du Christ, de leur espérance. « Dans la société actuelle, a-t-il poursuivi, où de nombreuses formes de pauvreté sont le fruit de l´isolement, du manque d´amour des autres, du refus de Dieu et d´une fermeture initiale tragique de l´homme qui pense pouvoir se suffire à lui-même, ou bien n´être qu´un fait insignifiant et passager, dans ce monde qui est aliéné quand il met sa confiance en des projets purement humains, seul le Christ peut être notre espérance certaine ».
Le pape a rappelé que la Tchéquie, comme d´autres nations, connaît une situation culturelle qui représente souvent un défi radical pour la foi et, donc, aussi pour l´espérance. Le pape a déploré qu´à l´époque moderne, la foi aussi bien que l´espérance ont été « déplacées », car elles ont été reléguées sur le plan privé « ou comme des questions d´un autre monde ». Tandis que la vie quotidienne et publique place sa confiance dans le seul progrès scientifique et économique, Benoît XVI a relevé l’ambiguïté d’un tel progrès : « il ouvre à la fois de bonnes possibilités et des perspectives négatives ». L´homme, a ainsi expliqué le pape, a besoin d´être libéré des contraintes matérielles, « mais il doit être sauvé, et plus profondément des maux qui troublent son esprit…. Et qui peut le sauver si ce n´est Dieu ? ». Et de souligner que l´espérance des hommes « repose dans le Christ ».
Dans cette ancienne terre communiste, le pape allemand a déclaré que « l´expérience de l´histoire montre à quelles absurdités parvient l´homme quand il exclut Dieu de l´horizon de ses choix et de ses actions ». La liberté, a-t-il alors expliqué, doit être toujours constamment conquise pour le bien.
Lors de la prière de l’Angelus, Benoît XVI a déploré que le rythme de la vie moderne tende à effacer les traces d´un passé riche de la foi, avant de rappeler qu´ « il est important de ne pas perdre de vue l´idéal que les coutumes traditionnelles exprimaient » avant le régime communiste (1948-1989). Puis le souverain pontife a insisté sur l´importance de maintenir le patrimoine spirituel hérité des ancêtres, pour en prendre soin et même le faire correspondre aux exigences des temps présents.
A l’archevêché de Prague
Vers 17 h, le pape s’est rendu à l’archevêché de Prague pour y rencontrer les membres du Conseil œcuménique de la République tchèque.
Pavel Cerny, président du Conseil œcuménique des Eglises en République tchèque, a salué le pape en rappelant qu’ « à l´époque de la persécution des Eglises, de nombreux prêtres et laïcs sans distinction d´appartenance ecclésiale, ont souffert en commun, ont prié ensemble et se sont encouragés dans les cellules des prisonniers ». « Les barrières et les préjugés tombaient », donnant naissance à « un nouveau mouvement œcuménique » ; « Nous nous rendons compte que, au sein des Eglises particulières, nous ne sommes pas capables de résoudre de nombreuses tâches, et que nous devons donc servir et travailler ensemble », a-t-il affirmé.
Après l’accueil du cardinal Miloslav Vlk, archevêque de Prague, et du président du Conseil œcuménique, Benoît XVI a prononcé un discours devant une dizaine de responsables des différentes confessions chrétiennes en République tchèque.
S´interrogeant sur ce que l´Evangile a à dire à la Tchéquie et à l´ensemble de l´Europe aujourd´hui « dans une période marquée par la prolifération planétaire des points de vue », le pape a affirmé que le christianisme avait « beaucoup à offrir sur le plan pratique et éthique », et que « Dieu offre quelque chose qui est plus profond, quoiqu’inséparable de l’économie de l’amour à l’œuvre en ce monde : Il offre le salut ». « La séparation artificielle de l’Evangile avec la vie publique et intellectuelle devrait nous pousser à engager une mutuelle autocritique de la modernité et autocritique du christianisme moderne, regardant spécifiquement l’espérance que chacun peut offrir au genre humain ».
L´Europe continue de connaître de nombreux changements, a constaté le pape, avant de confier que lorsqu´elle « écoute l´histoire du christianisme, elle entend sa propre histoire ». « Sa notion de justice, de liberté et de responsabilité sociale, en même temps que les institutions culturelles et juridiques établies pour préserver ces idées et les transmettre aux générations futures, sont modelées par l´héritage chrétien », a insisté le souverain pontife. « En vérité, sa mémoire du passé anime ses aspirations pour l´avenir », a poursuivi Benoît XVI.
Evoquant la « chute des anciens régimes », le pape a souligné que celle-ci avait ouvert la voie à une difficile mais fructueuse transition vers des structures politiques plus participatives. « Durant cette période, a poursuivi le souverain pontife, les chrétiens se sont joints à d´autres bonnes volontés pour rebâtir un ordre politique juste et ils continuent d´entretenir aujourd´hui le dialogue dans le but de préparer des voies nouvelles vers la compréhension mutuelle, la coopération pour la paix et la promotion du bien commun ». Cependant le pape s´est désolé des tentatives qui existent pour marginaliser l´influence du christianisme dans la vie publique, « parfois sous le prétexte que ses enseignements porteraient atteinte au bien-être de la société ».
Puis Benoît XVI a évoqué les saints Adalbert et Agnès de Bohème qui répandirent l’Evangile « convaincus que les chrétiens ne devraient pas trembler de peur devant le monde, mais plutôt partager avec assurance le trésor des vérités qui leur a été confié. De même, les chrétiens aujourd’hui, s’ouvrant aux réalités présentes et souscrivant à tout ce qui est bon dans la société, doivent avoir le courage d’inviter les hommes et les femmes à la conversion radicale qui suit la rencontre avec le Christ et qui inaugure une vie nouvelle de grâce ». « C’est dans cette perspective, a expliqué le pape, que nous comprenons plus clairement pourquoi les chrétiens sont tenus de se rassembler pour rappeler à l’Europe ses racines. Et parce qu’elles continuent, de façon discrète mais néanmoins fructueuses, à alimenter le continent d’une sève spirituelle et morale qui lui permet d’entrer dans un dialogue constructif avec les hommes appartenant à d’autres cultures et à d’autres religions. Précisément parce que l’Evangile n’est pas une idéologie, il n’a pas la prétention d’enfermer les réalités sociopolitiques toujours changeantes dans des schémas rigides », a affirmé le Saint-Père.
Après son discours, Benoît XVI a rejoint le château de Prague pour rencontrer les représentants du monde de la culture.
Au château de Prague
A son arrivée, le pape a été escorté au milieu d´une prestigieuse salle médiévale par les recteurs des universités tchèques, dans leurs toges rouges. Avant son intervention, très applaudie, un chœur universitaire a effectué plusieurs pièces musicales. Le président Vaclav Klaus était installé au premier rang de la grande salle voûtée.
Benoît XVI a alors expliqué au monde universitaire tchèque comment l´éducation n´est rien sans « l´autorité de la vérité ». Face à ceux qui prétendent « que les questions soulevées par la religion, la foi et l´éthique, n´ont pas leur place dans les frontières de la raison collective », le pape a rétorqué que « la soif de connaissance qui est en l´homme pousse chaque génération à élargir le concept de raison et à se désaltérer à la source bienfaisante de la foi ».
« L´autonomie propre de l´université, ou de toute institution culturelle, trouve son sens dans le fait d´être redevable à l´autorité de la vérité », a soutenu le souverain pontife au cours de son intervention devant les recteurs des universités tchèques, des représentants des professeurs et des étudiants. Cette autonomie est menacée à la fois par « l´idéologie réductrice du matérialisme, la répression de la religion et la négation de l´esprit humain », mais aussi par « les groupes d´intérêts idéologiques » ou encore la tentation de « céder aux attraits d´objectifs utilitaristes ou pragmatiques à court terme ». Si la culture européenne se construit seulement sur des « arguments en vogue » ou si elle « se détache elle-même des racines qui lui donnent vie », a prévenu le pape, « nos sociétés ne deviendront pas plus raisonnables, plus tolérantes ou plus capables de s’adapter, mais au contraire plus fragiles et moins inclusives, et auront toujours plus de difficultés à reconnaître ce qui est vrai, noble et bon ».
Dans ce contexte, face à « la fragmentation du savoir » et à la tentation « de délier la raison de la recherche de la vérité », Benoît XVI a souhaité le retour de « l´idée d´une éducation inclusive, fondée sur l´unité de la connaissance basée sur la vérité ». « Certains » tenants d’une « exclusion positiviste du divin du domaine de la raison universelle » voudraient détacher la foi de la raison, a aussi prévenu le pape, mais alors « ils font obstacle au vrai dialogue des cultures qu´ils appellent pourtant de leurs vœux ».
A la fin de cette rencontre, Benoît XVI a signé le livre d´or de l´université de Prague avec les paroles de la promesse du Christ : « Veritas liberabit vos, la vérité vous rendra libres », tirées de l’Evangile de saint Jean (8,32).
Lundi 28 septembre
Le pape a célébré la messe en plein air devant quelque 40.000 personnes, dont de très nombreux jeunes, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Prague, le jour de la fête du saint patron du pays, saint Wenceslas (mort en 935).
Devant les fidèles tchèques, et à proximité du tombeau de saint Wenceslas, Benoît XVI a présenté le prince de Bohême et saint patron du pays comme « un modèle de sainteté pour tous, spécialement pour tous ceux qui conduisent le destin des communautés et des peuples ». Au cours de son homélie, il s´est alors demandé si « la sainteté » était « encore actuelle », s´interrogeant aussi pour savoir « combien vaut et combien dure le succès terrestre ».
Benoît XVI a alors relevé que « le siècle passé » avait vu « tomber de nombreux puissants (…) privés de leur pouvoir ». Mais si « celui qui a nié et continue de nier Dieu (…) semble avoir une vie facile et accéder au succès matériel (…) il suffit de gratter la surface pour constater que, dans ces personnes, il y a de la tristesse et de l´insatisfaction ».
Le pape a aussi incité les très nombreux jeunes présents à ne « pas hésiter à répondre » à l´appel de Dieu, car l´Eglise a besoin de « prêtres nombreux et saints », et la société a également besoin de « familles chrétiennes », de « familles saintes ». « Malheureusement », a-t-il poursuivi, nombreux sont « ceux qui se laissent attirer par les mirages illusoires de paradis artificiels pour se retrouver ensuite dans une triste solitude ». « La société de consommation actuelle » est « fausse et aliénante », a affirmé le pape avant de souligner qu´il « n´est pas difficile de constater qu´en chaque jeune il y a une aspiration au bonheur, parfois mélangée à un sentiment d´inquiétude ».
Au terme de la messe, quelques jeunes tchèques ont offert des cadeaux au pape, dont un livre avec des photos de leurs grands rassemblements nationaux ou encore de « l´activité des ordres religieux, des mouvements et des communautés qui se consacrent aux jeunes », a expliqué Vladislav Janouskovec, professeur d´allemand âgé de 27 ans qui a été présenté au pape. Ils ont également remis 16.000 euros à Benoît XVI, pour montrer leur « solidarité envers les jeunes d´Afrique » et soutenir les projets caritatifs du pape, spécialement pour le continent noir.
Retour sur le voyage pastoral, au cours de l’audience du 30 septembre
Lors de l’audience générale qui a suivi son retour, Benoît XVI a dressé le bilan de son voyage pastoral en République tchèque, rendant grâce à Dieu pour l’accomplissement de cette « mission au cœur de l’Europe ». « Un pèlerinage, a-t-il expliqué, car la Bohême et la Moravie sont une terre de foi et de sainteté depuis plus d´un millénaire, une mission car l´Europe a besoin de retrouver les fondements solides de son espérance en Dieu et en son amour ».
Reprenant le thème de la visite, L’amour du Christ est notre force, Benoît XVI a souligné combien « cette force inspire et anime les vraies révolutions, pacifiques et libératoires. Elle nous soutient dans les crises, permet de se relever lorsque la liberté, difficilement retrouvée, risque de perdre sa vérité même ». « Ce voyage, a encore confié Benoît XVI aux fidèles massés place Saint-Pierre, m´a permis de rencontrer un peuple et une Eglise aux profondes racines historiques et religieuses ». Et il a qualifié de « cordial » l´accueil qu´il a reçu en Tchéquie.
A Sainte-Marie-de-la-Victoire, où l’on vénère l’Enfant-Jésus de Prague, « j’ai prié pour tous les enfants du monde, pour leurs parents, pour la famille et son avenir. La véritable victoire que nous demandons à Marie est celle de l’amour et de la vie au sein de la famille et de la société », a-t-il confié. Aux corps constitués et au corps diplomatique le pape avait affirmé « le lien indissoluble existant entre liberté et vérité ». En effet, « on ne doit pas craindre la vérité, amie de l’homme et de sa liberté. C’est dans la recherche sincère de la vérité, du bien et du beau que se trouve l’avenir de la jeunesse et des générations à venir ». Et de plus, « qui exerce des responsabilités publiques, politiques comme éducatives, devrait comprendre que la lumière de la vérité est le reflet de la sagesse éternelle du Créateur, qui appelle à lui rendre témoignage par l’exemple de vie ».
Le Saint-Père a souligné combien les communautés de l’Europe centrale et orientale traversent un moment difficile, à cause des effets du long hiver de l’athéisme totalitaire auquel s’ajoutent les effets nocifs du sécularisme et du consumérisme occidental. Evoquant la rencontre oecuménique, Benoît XVI a confirmé « l’effort de progrès vers une unité plus complète et plus visible entre chrétiens, la volonté d’être plus forts et plus efficaces ensemble dans la redécouverte des racines chrétiennes de l’Europe ». Lors de la rencontre avec le monde de la culture, a souligné Benoît XVI, « j’ai insisté sur la mission de l’université, qui est un espace vital pour la société et une garantie de progrès et de liberté ». Vingt ans après la Révolution de velours, « j’ai voulu relancer le projet d’une formation humaine intégrale, fondée sur l’unité du savoir, enracinée dans la vérité afin d’empêcher toute nouvelle dictature, comme le relativisme ou le technologisme ».
Le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, est également revenu sur les rencontres bilatérales du 26 septembre au Palais présidentiel. Le Premier ministre tchèque, Jan Fischer, avait indiqué après avoir rencontré le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d´Etat du Vatican, que la question de la restitution des biens spoliés sous le régime communiste n´était « pas une priorité ». Le Père Lombardi a confirmé les dires du chef du gouvernement tchèque. « Il y aura d´autres occasions, à l´avenir, pour discuter de nouveau de ces questions », a-t-il ajouté, en précisant : « La société tchèque comprend l´attitude positive des catholiques ». (DICI n°203 – 17/10/09 – Sources : Apic/Imedia/VIS/vatican.va)
Analyse.
Le site Internet de l’hebdomadaire La Vie, en date du 29 septembre, sous la plume de Jean Mercier, voit dans les paroles du pape, au cours de son voyage en Tchéquie, comme un résumé des lignes de force du pontificat. En quatre points : 1. Le christianisme doit être envisagé comme une « minorité créative » ; 2. Il ne peut y avoir de « liberté sans vérité » ; 3. L’Europe ne doit pas se couper de ses « valeurs chrétiennes » ; 4. Il faut reconnaître un « droit d’inventaire face au ‘christianisme moderne’ ».
Dans cette analyse, le lecteur est invité à considérer surtout ce que Benoît XVI n’est pas et ce qu’il ne dit pas : « Benoît XVI n’est pas un réactionnaire, mais apparaît comme un ‘écologiste’ qui milite en faveur de la sauvegarde d’une espèce en péril : l’homme ou la femme qui pense à rebours de la pensée unique ». « Le pape ne plaide pas pour maintenir l’influence de son Église, mais parce qu’il est convaincu que la survie de la démocratie à l’européenne est étroitement liée à la prise en compte des valeurs de l’Évangile. »
Un peu plus haut dans l’article, un paragraphe explique tout : « Alors que s’ouvrent bientôt les négociations entre Rome et la Fraternité Saint-Pie X, on peut noter que cette réaffirmation (l’Eglise comme ‘minorité créative’, ndlr) va à l’encontre de la pensée des catholiques intégristes qui ne cessent d’invoquer le règne social du Christ. Pas de méprise possible donc : bien qu’il soit liturgiquement plutôt ‘tradi’, Benoît XVI est sur le fond à l’opposé de la vision intégriste. En filigrane, on lit la ligne directrice du pontificat : les catholiques peuvent (et doivent) d’autant plus défendre des positions claires et musclées sur la foi et l’éthique qu’ils sont minoritaires (et ne peuvent donc menacer aucune société d’une théocratie à l’iranienne). À ce titre ils sont le sel de la terre ».
Et pour finir : « L’idée d’une autocritique du christianisme moderne rappelle des éléments contenus dans le motu proprio de 2007 sur la liturgie, lorsque le pape interpellait les catholiques ‘conciliaires’ sur leur rejet brutal, jadis, de l’ancienne messe. Mais cette affaire va plus loin : au-delà du voyage en République tchèque, le pape interpelle le chrétien sur son rapport à la modernité technique au sens plus large, avec les problèmes liés à la surexploitation de la planète, les prouesses de la bioéthique, la dépendance face au téléphone portable ou à la société de l’ultra-confort. Une certaine forme de prophétisme. »
Nous laissons bien sûr au journaliste de La Vie la responsabilité de son analyse, mais il est intéressant de noter ici que les prochaines discussions doctrinales entre Rome et la Fraternité Saint-Pie X sont l’occasion de se poser des questions sur le rapport que l’Eglise catholique entretient avec le monde moderne depuis Vatican II. Naguère ces questions ne pouvaient être soulevées, car elles étaient considérées comme résolues grâce au concile précisément. Tout comme la messe traditionnelle était réputée interdite définitivement. Ainsi les évidences d’hier deviennent aujourd’hui l’objet d’une interrogation salutaire. (DICI n°203 – 16/10/09 )
